Madeleine de SCUDERY,
Les Femmes Illustres ou les Harangues Héroïques, 1642.
SOPHONISBE A Massinisse.
Cinquième harangue.
Argument
Après que par l'assistance des Romains, Massinisse eut reconquis le royaume
de ses Pères, et fait Siphax prisonnier qui le lui avait usurpé, il fut
assiéger et prendre la ville de Sirthe où Sophonisbe, femme de ce roi captif,
s'était retirée. Les charmes de cette belle Africaine firent une puissante
impression en son cœur, et comme les Numides sont naturellement d'inclination
amoureuse, il ne fut pas sitôt victorieux qu'il sentit qu'il était vaincu.
Mais venant à faire réflexion sur l'humeur austère de Scipion, il ne douta
point qu'il ne voulût mener en triomphe cette belle reine captive, de sorte
que pour l'en empêcher, il l'épousa le même jour, ne croyant pas qu'après
cela l'on voulût triompher de la femme d'un roi, allié du peuple romain.
A peine ces noces précipitées furent faites que Scipion en étant averti,
envoya ordonner par Lélius à Massinisse de lui venir rendre compte de sa
victoire. Mais Sophonisbe qui avait une aversion naturelle pour les Romains,
et plus encore pour la servitude, ayant vu quelque chose dans les yeux de
Lélius qui la menaçait du triomphe, parla de cette sorte à Masinissa sur
le point qu'il l'allait quitter.
SOPHONISBE
A
Massinisse
SEIGNEUR,
Je vois bien par la procédure de Lélius que la Fortune n'est pas encore
lasse de me persécuter: qu'après avoir en une même journée perdu ma couronne,
mon mari et ma liberté, et que par le caprice de cette inconstante, j'ai
en ce même jour retrouvé ma liberté, un illustre mari et une couronne; je
vois bien, dis-je, qu'après de si étranges événements, elle s'apprête encore
à me faire perdre toutes ces choses. Lélius en me regardant, a sans doute
jugé que j'étais assez bien faite pour honorer le triomphe de Scipion, et
pour suivre son char. J'ai vu dans ses yeux l'image qu'il portait en l'âme,
et le dessein qu'il avait dans le cœur: mais il n'a peut-être pas découvert
celui que j'ai dans le mien. Il ne sait pas que le désir de la liberté
est de beaucoup plus puissant en moi que celui de la vie, et que pour conserver
la première, je suis capable de perdre l'autre avec joie. Oui, je m'aperçois
bien, mon cher Massinisse, que vous allez avoir de forts ennemis à combattre:
l'austérité de l'humeur de Scipion, se joignant à l'austérité romaine, le
portera sans doute à vous faire une aigre réprimande: il trouvera étrange
que le propre jour de la victoire, et le propre jour que vous avez repris
la couronne qui vous appartenait, vous ayez songé à des noces, et choisi
pour femme, non seulement celle de votre ennemi, mais une captive, une Carthaginoise,
fille d'Asdrubal et ennemie de Rome. Souvenez-vous toutefois, Seigneur, que
vous ne devez pas me regarder en cette occasion, ni comme femme de Siphax,
ni comme captive, ni comme Carthaginoise, ni comme fille d'Asdrubal, ni
comme ennemie de Rome, bien que je fasse gloire de l'être, mais comme femme
de l'illustre Massinisse. Souvenez-vous aussi que je n'ai consenti à recevoir
cet honneur qu'après que vous m'avez eu promis que je ne tomberais point
au pouvoir des Romains: vous m'avez engagé votre parole, songez donc à n'y
manquer pas. Je ne demande point que vous vous exposiez à perdre l'amitié
du Sénat pour me conserver, puisque votre malheur a fait que vous en avez
besoin; mais je veux seulement, que suivant ce que vous m'avez juré, vous
m'empêchiez de tomber vive sous le pouvoir de Scipion. Je ne doute point
que Siphax en l'état qu'il est, ne die à son vainqueur que c'est moi qui
suis cause de son infortune, que c'est moi qui l'ai chargé de fers, que
c'est moi qui l'ai fait ami de Carthage, et ennemi de Rome. Oui, généreux
Massinisse, j'avoue toutes ces choses; et si je pouvais vous dérober aux
Romains, je m'estimerais heureuse, et croirais que ma mort serait véritablement
digne de la fille d'Asdrubal. Pardonnez-moi, mon cher Massinisse, si je
vous parle avec tant de hardiesse; mais comme c'est peut-être la dernière
fois que je vous verrai jamais, je serai bien aise de vous dire quels ont
toujours été mes sentiments afin que, par la connaissance que vous aurez de
l'aversion que j'ai toujours eue pour la servitude, vous vous portiez plus
aisément à songer à ma liberté. Aussitôt que j'eus ouvert les yeux à la lumière,
la première chose que j'appris fut qu'il y avait un peuple, qui sans aucun
droit que celui que le fort impose au faible, voulait se rendre maître de
tous les autres; et tant que mon enfance dura, je n'entendis parler que
des triomphes des Romains, des rois qu'ils avaient enchaînés, des illustres
captifs qu'ils avaient faits, de la misère de ces malheureux et de toutes
les choses qui se font en ces funestes spectacles où l'orgueil des Romains
fait consister le plus noble fruit de leurs victoires. Ces images s'imprimèrent
si avant dans ma fantaisie que rien ne les en a jamais pu chasser. Depuis
cela, devenant plus raisonnable avec l'âge, j'ai encore eu plus d'aversion
pour cette Aigle Romaine qui ne vit que des rapines qu'elle fait, et qui
ne vole sur la tête des rois que pour leur enlever leurs couronnes. On
me dira peut-être que les Romains donnent autant de royaumes qu'ils en usurpent,
et qu'ils font autant de rois qu'ils en attachent à leur char; mais mon cher
Massinisse, si vous voulez bien considérer les choses, vous trouverez qu'ils
ne donnent des sceptres que pour avoir de plus illustres esclaves, et que
s'ils mettent des couronnes sur la tête de leurs vassaux, ce n'est que pour
avoir le plaisir de les voir mettre à leurs pieds, lorsque par leurs ordres
ils vont leur en rendre hommage. La vanité est l'âme de cette nation: c'est
la seule chose qui la fait agir. Ce n'est que pour cela qu'elle fait des
conquêtes, qu'elle usurpe des royaumes, qu'elle désole toute la terre, et
que non contente d'être maîtresse absolue de cette grande partie de l'univers
qui est de son continent, elle passe les mers pour venir troubler notre repos.
Car si le seul désir d'agrandir ses limites, et d'accroître ses richesses,
la portait à faire la guerre, elle se contenterait de renverser des trônes,
et de faire mourir ceux qui les possédaient légitimement; mais comme le
seul orgueil la fait agir, il faut qu'un simple bourgeois de Rome, pour
sa gloire, et pour le divertissement du peuple, traîne des rois enchaînés
après son char de triomphe. O Dieux! est-il possible qu'il se trouve des
vainqueurs assez inhumains pour cela! Et est-il possible qu'il se trouve
des rois vaincus assez lâches pour endurer une si cruelle chose? Oui sans
doute, et trop d'exemples de cette sorte ont fait connaître que tous les
princes ne sont pas généreux. Cependant il est certain que des fers et des
couronnes, des sceptres et des chaînes, sont des choses que l'on ne devrait
jamais voir ensemble: un char traîné par des éléphants ne devrait point
être suivi par des rois, et des rois attachés comme des criminels, à qui
on ne laisse les marques de la royauté que pour marquer leur honte et la
gloire de leur vainqueur. Mais quelle gloire peut avoir celui qui triomphe
de cette sorte? car si ceux qu'il a vaincus sont des lâches (comme il y a
grande apparence puisqu'ils vivent), ce n'est pas un juste sujet de vanité
que de les avoir surmontés. Que si ces infortunés ont témoigné du cœur en
leur défaite, il y a beaucoup d'inhumanité à celui qui traite de cette sorte
des princes qui n'ont fait autre chose que de défendre leur couronne, leurs
pays, leurs femmes, leurs enfants, leurs sujets et leurs Dieux domestiques.
Que si pour la gloire de leurs vainqueurs, et pour le plaisir du peuple,
ils voulaient des triomphes, il leur eût été plus glorieux de faire porter
les armes des ennemis qu'ils avaient tués de leur main, que de se faire suivre
par des rois qu'ils n'ont pas combattus. Des chars tout remplis d'armes rompues,
de boucliers, de dards, de javelines, et d'enseignes prises sur leurs adversaires,
feraient un spectacle moins funeste et plus agréable aux yeux du peuple.
Mais Dieux ! est-il possible que des rois soient destinés à une chose si
infâme? que ce même peuple, à qui on donne pour divertissement des combats
de gladiateurs, et de bêtes sauvages, soit encore la cause de cette funeste
cérémonie, et qu'il tire ses plaisirs de la honte et de l'infortune des rois?
qu'il faille que ceux qui trouvent de la volupté à voir [s']entre-tuer, par
une brutalité horrible, quatre mille hommes en un même jour, et qui trouvent
leur félicité à voir [s']entre-dévorer des tigres et des lions; est-il possible
(dis-je) que ce soit pour ce même peuple que l'on traîne des rois accablés
de fers ? Pour moi, mon cher Massinisse, je trouve quelque chose de si étrange
à cette sorte de triomphe que je doute s'il est plus honteux aux vaincus
qu'aux victorieux, et en mon particulier, je sais bien que je ne ferais
ni l'un ni l'autre. Jugez donc, mon cher Massinisse, si une personne qui
ne voudrait pas entrer à Rome dans un char de triomphe suivi de cent rois
enchaînés, pourrait se résoudre à suivre avec des fers, celui de l'orgueilleux
Scipion. Non, Sophonisbe a l'âme trop grande pour cela: quand je ne serais
que Carthaginoise, je n'en serais pas capable; quand je ne serais que la
fille d'Asdrubal, je ne m'y résoudrais jamais; quand je ne serais que femme
de l'infortuné Siphax, c'est une faiblesse qui ne me viendrait point en
l'âme; et quand je ne serais que l'esclave de l'illustre Massinisse, je ne
suivrais pas un autre vainqueur. Mais étant tout à la fois, Carthaginoise,
fille d'Asdrubal, femme de Siphax, et de Massinisse, et reine de deux grands
royaumes: que Scipion ne s'attende pas de triompher de Sophonisbe. Non, généreux
Massinisse, quand les chaînes que l'on me donnerait seraient de diamants,
que tous mes fers brilleraient d'or et de pierreries, et que l'on m'assurerait
de me faire remonter sur le trône, aussitôt qu'on m'aurait détachée du char
de triomphe, je choisirais la mort au préjudice de la royauté; et si ma main
avait porté des fers, je ne la tiendrais plus digne de porter un sceptre.
Enfin j'ai une aversion si forte pour la servitude, et pour l'esclavage,
et mon âme est si délicate en cette matière, que si je pensais que Scipion
dût faire porter mon portrait en triomphe, je vous prierais de faire périr
tous les peintres de Numidie. Mais non, je me reprends de ce sentiment;
car si l'insensible Scipion fait porter mon image en entrant à Rome, il
publiera plutôt ma gloire que la sienne: on verra que j'aurai su mourir,
quand je n'aurai pu vivre davantage avec honneur, et que le courage d'une
femme aura été encore plus grand que la vanité romaine. Je ne doute point,
généreux Massinisse, si vous ne vous opposez pas fortement à la sévérité
de Scipion, que vous ne soyez contraint de me donner la mort pour vous acquitter
de votre promesse; car outre l'intérêt public, il a encore le sien particulier.
Il se souvient que son père et son oncle sont autrefois morts en Afrique:
il me regarde comme une victime propre à apaiser leurs Mânes; et joignant
ensemble dans son cœur la gloire de Rome et sa vengeance, il n'est pas croyable
que la fille d'Asdrubal obtienne sa liberté. Il me semble pourtant, généreux
Massinisse, qu'il sera bien injuste, si dans le même jour que vous reprenez
la couronne de Numidie, l'on attache votre femme à un char de triomphe. C'est,
ce me semble, vous faire tout à la fois, et roi, et esclave: puisque s'il
est vrai (comme vous me l'avez dit ) que ma misère et mes larmes jointes
au peu de beauté que j'ai, aient touché votre âme et vous aient forcé de m'aimer
autant que vous-même, ce serait triompher de vous aussi bien que de moi.
Songez bien, Massinisse, si vous pourriez être mon spectateur en cette journée;
et si vous ne me croiriez pas indigne de l'honneur que vous m'avez fait de
m'épouser, si j'étais capable de vous faire cette honte. Mais ne craignez
pas que je vous expose à une semblable douleur: si Scipion est inexorable,
et que vous teniez la parole que vous m'avez donnée, ma mort justifiera le
choix que vous avez fait. Néanmoins, auparavant que d'avoir recours à cet
extrême remède, faites tout ce que vous pourrez pour toucher le cœur de cet
insensible: dites-lui que je ne me suis rendue qu'à vous, que de tant de
butin que votre valeur a acquis au peuple romain, vous ne lui demandez qu'une
seule esclave. Que si son injustice veut vous obliger à la lui remettre entre
les mains, comme si vous étiez le moindre soldat de ses légions, dites-lui
alors que cette esclave est votre femme, qu'on ne peut triompher d'elle sans
triompher de vous, et que le sang que vous avez répandu pour le service de
la République mérite qu'on vous accorde la permission de la laisser vivre
en liberté. Représentez-lui que vous l'avez trouvée dans votre royaume, dans
votre palais, et dans votre trône; que c'est raisonnablement à vous qu'elle
appartient, et qu'on ne vous la peut ôter sans injustice. Que si de si puissantes
raisons ne le touchent pas, priez-le avec tendresse; mais enfin si vous ne
le pouvez fléchir, souvenez-vous de votre parole, et ne manquez pas de me
la tenir. Je vois bien dans vos yeux, mon cher Massinisse, que vous aurez
peine à me faire un si funeste présent; je vois bien (dis-je) que vous aurez
peine à envoyer du poison à la même personne à qui vous avez donné un diadème,
votre cœur, et la liberté: je connais bien que c'est un rigoureux sentiment,
et qu'il vous sera bien dur de voir que les mêmes torches qui ont éclairé
mes noces, éclaireront mes funérailles; et que cette même main que vous m'avez
donnée pour gage de votre foi, sera celle qui m'ouvrira le tombeau; mais
enfin toutes ces choses vous seront encore plus supportables (si vous êtes
généreux comme je le crois ) que de me voir enchaînée. Ceux qui disent que
la véritable générosité consiste à souffrir les funestes événements avec
constance, et que quitter la vie pour éviter le malheur, c'est, selon leurs
sens, céder la victoire à la fortune: ces gens (dis-je) ne savent pas ce
que c'est que de la véritable gloire des princes. Ce sentiment est bon pour
des philosophes et non pour des rois, dont toutes les actions doivent être
de grands exemples de courage. Que s'il est permis de quitter la vie (comme
je n'en doute point), il faut sans doute que ce soit pour éviter la honte
d'être menée en triomphe. C'est un grand malheur à un roi quand ses sujets
se révoltent, mais si lors il songeait à quitter la vie, je l'estimerais
un lâche parce qu'il peut encore les combattre et les châtier. C'est une
grande infortune à un prince que d'avoir perdu une bataille, mais comme
on voit assez souvent que ceux qui sont vaincus aujourd'hui seront demain
victorieux, il faut se tenir ferme et ne s'abandonner pas au désespoir.
Enfin tous les malheurs qui peuvent avoir un remède honorable ne doivent point
nous porter à avoir recours au tombeau; mais lorsqu'après avoir perdu toutes
choses, il ne reste plus rien à notre choix que des chaînes ou la mort, il
faut rompre les liens qui nous attachent à la vie, pour éviter ceux de la
servitude. Voilà, mon cher Massinisse, tout ce que j'avais à vous dire: souvenez-vous-en,
je vous en conjure, et n'écoutez pas tant ce que vous dira Scipion, que
vous ne vous souveniez de votre promesse et du discours que je viens de faire.
Il est (si je ne me trompe) si juste et si raisonnable que vous ne sauriez
le désapprouver. Allez donc, mon cher et bien-aimé Massinisse, allez combattre
pour ma liberté, et pour votre gloire, contre l'insensible Scipion. Demandez-lui
de grâce, si après n'avoir pas voulu regarder les belles prisonnières qu'il
a faites dans ses nouvelles conquêtes, il voudrait voir attachée à son char,
une femme de qui les regards ont pu vaincre Massinisse. Qu'il craigne que
je ne fusse son vainqueur en voulant être le mien, et que du moins cette
vertu austère dont il fait profession serve à l'empêcher de vouloir triompher
de moi. Vous voyez bien, mon cher Massinisse, que mon âme n'est pas troublée
et que je vous parle avec beaucoup de tranquillité: aussi vous puis-je assurer
qu'en l'état où je me trouve, je ne regrette rien que d'être contrainte
de m'éloigner si tôt de vous. C'est sans doute la seule chose qui peut encore
toucher mon esprit: car après avoir vu mon pays désolé, Siphax prisonnier,
la couronne tomber de dessus ma tête, et ce qui est encore le pire, Sophonisbe
prête d'être captive de Scipion; après (dis-je) toutes ces choses, le tombeau
me serait un asile et un lieu de repos, si j'y pouvais entrer sans vous
abandonner. Mais j'ai cette consolation dans mon infortune, qu'ayant toujours
eu une haine inconciliable pour la tyrannie romaine, j'ai du moins cet avantage
de n'avoir été captive que d'un Numide, et de ne l'avoir pas été d'un Romain;
mais d'un Numide encore, qui est mon mari et mon libérateur, et dont je n'ai
pas plutôt été esclave que j'ai été maîtresse absolue de son âme. Allez
donc, mon cher Massinisse, et ne manquez pas de tenir votre parole à l'infortunée
Sophonisbe qui attendra avec beaucoup d'impatience la liberté, ou le poison.
EFFET
de cette harangue
Cette belle et déplorable reine obtint ce qu'elle
demandait, parce que Massinisse n'obtint rien de Scipion. Il lui envoya
la mort, ne pouvant lui conserver la liberté sans danger. Et ce lâche préféra
son intérêt, et l'amitié des Romains, à la vie de cette généreuse personne.
J'aurais souffert qu'il l'eût perdue pour conserver sa gloire, s'il ne pouvait
autrement; mais que le galant homme ait vécu quatre-vingts ans après sa perte,
et toujours ami des Romains, c'est ce qui m'a mis en colère contre lui, toutes
les fois que j'ai vu cet événement dans l'Histoire; et c'est encore ce qui
me fait taire ici, parce que si j'écrivais davantage, je lui dirais des injures.
Plains Sophonisbe avec moi, mon cher lecteur, et puisque je tâche de te
divertir, aie au moins la complaisance de n'approuver pas l'action de l'insensible
et trop sage Massinisse.
(transcrition faite à partir de l'édition de 1665.)
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